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«Droit de l’homme », une expression que nous utilisons au quotidien. En effet, il ne peut se passer des semaines sans que nous entendons par exemple à travers des médias ou dans les forums « lutte pour les droits de l’homme », « protection des droits de l’homme » et autres. De nos jours, nous notons une croissance exponentielle de structures ayant pour but la protection des droits de l’homme, et mieux encore dans la plus part des pays à l’instar du Cameroun l’état, se situant dans le sillage de la communauté internationale, adopte des lois tendant à l’amélioration du respect des droits de l’homme, exemple de la loi N°2004/016 du 22 juillet 2004 portant création, organisation et fonctionnement de la commission des droits de l’homme et des libertés.

Lorsque nous entendons « Droit de l’homme », nous comprenons inéluctablement que c’est l’homme en tant qu’être humain qui est indexé. Mais qui est à l’origine de la violation des droits de l’homme ? Car selon la conception de la démocratie libérale, les droits de l’homme renvoie aux droits inhérents à la nature humaine, donc antérieurs et supérieurs à l’état et que celui-ci doit respecter non seulement dans l’ordre des buts, mais aussi dans l’ordre des moyens.

De manière explicite, les hommes dans leurs inters actions sont guidés par des instincts hégémoniques qui les poussent à commettre des exactions sur les autres. Donc l’homme est au centre des incidences sur les droits de l’homme.

Mais très subsidiairement et de façon implicite, les interactions, mieux encore les actions de l’homme sur la nature peuvent entraîner des incidences sur les droits de l’homme. C’est cette nouvelle forme de « terrorisme » des droits de l’homme qui mérite d’attirer notre regard, car étant peu ou mal connu.

La nature est tout ce que nous avons de précieux, et toutes actions négatives peuvent entraîner des dommages considérable tel que le changement climatiques.

L’homme dans son activité et dans sa recherche du minimum vital poses des actes qui portent atteinte à notre écosystème. Ce sont par exemples le déboisement accéléré de la forêt qui nous procure le di oxygène, l’industrialisation avancée dont les fumés issues de la brûlure des objets toxiques ou des composés biologiques et organiques sont néfastes pour notre environnement. De même nous ne manquerons de mettre l’accent sur les émissions de gaz a effet de serre qui sont la principale cause du réchauffement de l’atmosphère.

De ces actions directes ou indirectes de l’homme, le phénomène du changement climatique est désormais perceptible, car même les météorologues n’arrivent plus de jour en jour à prévoir avec précision le temps qu’il ferra. Les changements climatique entraîne inéluctablement la désertification ou encore l’avancée du dessert, la sécheresse, la famine car la destruction de la couche d’ozone rend les pluies rares et donc il ne peut avoir de végétation dans ces zones. De même les changements climatiques entraîne l’élévation du niveau de la mer, ce qui conduit aux inondations, des raz de marais, des tsunamis comme le cas récent de la Birmanie où les inondations ont fait plus d’une vingtaine de milliers de mort, sans compter les disparus. Cet effet boum rang de l’activité de l’homme sur la nature produit des effets désastreux sur les droits de l’homme. Les droits de l’homme dont nous faisons allusion ici existent en dehors de toute organisation politique. Ce sont la liberté (article 10 et 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 27 Août 1789), la propriété (article 17) et la sûreté (article 7,8 et 9). Ces droits sont ce que Benjamin CONSTANT a appelé « liberté civile » ; car ils concernent exclusivement la vie personnelle, mieux encore la liberté de la vie privée. Les changements climatiques agiront sur les droits de l’homme en ce sens que l’homme n’aura plus :

- La liberté : il ne serra plus libre de ses mouvements car ceux-ci seront conditionnés par les « caprices » de la nature, et c’est ce qui expliquera le fait des migrations, ou encore la présence dans un territoire des déplacés ou des réfugiés qui changeront d’environnement à la recherche du strict minimum vital.

- La propriété : c’est un droit inhérent à l’homme juste pour le seul fait d’être un être humain, l’homme doit pouvoir posséder ce qu’il désire. Du fait des changements climatique ce droit deviendra aléatoire, car ce que l’homme possède aujourd’hui pourra disparaître demain par l’effet des inondations, des tsunamis et de la sécheresse.

- La sûreté : l’homme ne se sentira plus sûr de sa condition de vie, car à tout moment, une inondation imprévue pourra perturber le déroulement de ses activités, ou encore la sécheresse (due à la violence qu’exercera les rayons lumineux) pourra provoquer la rareté de certains produits alimentaires indispensables à la survie de l’homme. C’est dans l’optique de lutter contre les incidences du changement climatique, qu’il est conseillé de se construire dans certaines régions selon un type de plan, ou de pratiquer un certain type d’agriculture en fonction du type de sol.

L’impact le plus dévastateur des droits de l’homme dû au changement climatique est la mort (atteinte de l’article 3 relatif au droit à la vie). En effet, il est des zones, généralement en Afrique Subsaharienne où la forte chaleur, due à la dégradation de la couche d’ozone et des gaz à effet de serre, entraînera la sécheresse, et de ce fait le manque de nourriture, ou encore d’eau potable. En outre faute de moyens financier a cause de niveau de vie qui sera de plus en plus élevé, de nombreux parents ne pourront plus envoyer leurs enfants à l’école, on assistera de ce fait à la non application du droit à l’éducation (article 26 de la déclaration universelle des droit de l’homme) car les états ne pourront plus prendre en charge l’enseignement élémentaire pour ceux qui auront atteint les objectifs de développement du millénaire en 2015.

Nous ne cesserons de rappeler en définitive que c’est l’homme qui est la source de ses malheurs. Les changements climatiques sont dus à l’action de l’homme sur la nature et par phénomène inverse, cette nature réagit sur nous différemment, en causant des disettes, des inondations et plus grave encore des morts et portant de ce fait atteinte aux droits de l’homme.

Par

Martial ODEN BELLA

TCHAKOUNTE  FRANCOIS XAVIER

ET

DJEUDA SANDJO ELVIS

GIC BELLOMAR CAMEROUN

(groupebellomar@yahoo.fr / +23775697032)

NB. Télécharger la version anglaise en cliquant sur le lien çi dessous:

IMPACT_OF_THE_CLIMATE_CHANGES_ON_THE_HUMAN_RIGHTS