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JEUNES ET LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AU CAMEROUN ET EN AFRIQUE

Cette initiative du GIC BELLOMAR CAMEROUN, de L'ASSOCIATION DES JEUNES HUMANISTES et UNITED PLANET CAMEROUN est un espace d'informations et d'éducation des jeunes sur le phénomène de changement climatique en Afrique dans le cadre du PNA CAMEROUN.

10 novembre 2008

Le Réchauffement Climatique et les Tentatives de Solutions en Droit International de l’Environnement

estelleLe réchauffement climatique défini comme un phénomène d’augmentation des températures moyennes des océans et de l’atmosphère n’est que la conséquence de la modification des climats résultant de l’émanation de gaz à effet de serre et autres substances qui s’accumulent depuis des siècles dans l’atmosphère.

            Prenant conscience que la planète courait un réel danger de réchauffement, la communauté internationale essaye depuis  de mettre en place un certains nombre de solutions pour relever l’un des défis de la planète actuelle. Cette longue gestation de solutions tant sur le plan international que régional n’a pas du tout été aisé.

            De la déclaration de la haye de 1989 qui posait  le problème en des termes claires à Rio, en passant par la convention de Genève de 1979, celle de Vienne de 1985 et le protocole de Montréal de 1987 ; des accords passés au niveau communautaire tel celui conclu entre le gouvernement du Canada et les USA en 1991 sur la qualité de l’air ou encore le programme CAFE ( Clean Air For Europe) ; on a constaté une amorce globale de solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le principal volet structurel de toutes ces solutions proposées étant la réduction voire la stabilisation de certains gaz nocif a la couche d’ozone et la réduction de la pollution de l’air ( surtout celle atmosphérique et transfrontalière).

Dans les années 1990 on note déjà des signes précurseurs de solutions dans cet élan notamment avec la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques adoptée a Rio en 1992. Entrée en vigueur en 1994, elle pose déjà de réel fondement au niveau international d’un cadre de lutte particulièrement en énonçant les principes auxquels devraient se conformer la communauté international.

Son protocole subséquent, le protocole de Kyoto adopté dans cette mouvance conventionnelle est un tout premier pas dans cette tentative de solutions. Son approche novatrice annonce la mise en œuvre progressive de stratégies d’ensemble aux niveaux mondial, régional et national. Entré en vigueur en 2005, il impose aux Etats signataires ( pays développés et pays en transition) une réduction quantitative des émissions de gaz à effet de serre de5.2% par rapport au niveau de 1990 ; période d’engagement courant de 2008 à 2012.

Il facilite aux Etats la mise en œuvre de leur engagement par des mécanismes qu ‘il met en place tels la mise en œuvre conjointe, les mécanismes de développement propre et les permis d’émission.

            Mais seulement avec ses mesures strictes de réductions qui constituent un contre-pied pour le développement économique, certain pays industrialisé et grand pollueur ont refusé de ratifier ce protocole jugeant l’ effort à fournir trop considérable ce qui a posé un réel problème quand au devenir de l’après Kyoto. Avec les nombreuses discutions que posent le problème de réchauffement climatique et de nombreuses tentatives de solutions qu’il appelle, la communauté internationale s’est donné un impératif, celui de préparer Kyoto2 enfin de rendre plus réalistes et réalisables ces tentatives de solutions et surtout de fédérer le maximum d’Etat autour d’un instrument contraignant.

Par Mlle EWOULE LOBE Estelle

Chef de département protection de l'environnement du GIC BELLOMAR

groupebellomar@yahoo.fr /ewoulelobe@yahoo.fr

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05 novembre 2008

PLAIDOYER POUR UN PROGRAMME DE REBOISEMENT INTEGRE

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Depuis dans le bassin du Congo se tiennent les conférences sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC).

            Les Etats, sensibilisés au plus haut niveau se sont réunis en 1999 à Yaoundé et 2005 à Brazzaville. Le Conseil des Ministres des Forêts d’Afrique Centrale a été érigé en secrétariat des chefs d’Etats communément connu sous le nom de Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) et récemment rattachée à

la CEEAC

comme organe spécialisé.

            Son plan de convergence, adopté par tous les Etats parties à

la COMIFAC

prévoit le reboisement dans les pays comme stratégie de lutte contre la pauvreté, de lutte contre la désertification et de lutte contre le changement climatique.

            L’adhésion du Cameroun aux différentes conventions de Rio ; le programme sectoriel Forêts et Environnement et le FLEGT appellent une concertation inclusive et intégrée de tous les acteurs.

            Dans l’espace national, les Ministères des Forêts et de

la Faune

, de l’Environnement et de

la Protection

de

la Nature

, des Affaires Foncières, de l’Administration du Territoire et de

la Décentralisation

, et Développement Rural, travaillant main dans la main avec l’ANAFOR, les ONG internationales, nationales et organisations de la société civile spécialisées donneront aux actions un impact toujours plus perceptible et durable.

            Partnership aimerait attirer l’attention sur les écosystèmes fragiles de la zone côtière (Mangroves) qui nécessitent une attention particulière et urgente.

            L’immensité de la tâche, la diversité des acteurs appellent ainsi à une vision commune et partage que seul peut favoriser un programme de sous projets intégrés assurant des missions spécifiques et dotées des moyens tant logistiques (matériels, financiers) et en ressources humaines appropriées.

            La communication et l’éducation occupent ici comme dans plusieurs actions humaines une place de choix dans la mobilisation sociale et la mise en confiance de tous les acteurs publics, privés et les masses laborieuses.

            Une synergie dans les actions est un impératif pour les acteurs que sont les médias, institutions de recherche, les organisations de la société civile spécialisées dans l’environnement et forêts et un suivi – évaluation au niveau des sous – projets.

            Le reboisement est une action importante, lui donner un programme intégré et durable garantira sa réussite.

                                                                       Fait à Douala le, 07 août 2008

                                                                       Pierre CHEKEM

                                                                       Expert consultant en éducation à l’environnement

                                                                  

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24 juin 2008

variation du climat: la faute à l'homme

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06 juin 2008

Rôle de la Jeunesse dans la protection de l’environnement

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Avec l’évolution de la technologie et l’accroissement de la population, l’homme est de nos jours la principale cause de la dégradation de l’environnement. Cela à cause des mauvaises pratiques qui entourent ses activités au quotidien. Représentant près de 30% de la population mondiale et principale affectée par les problèmes environnementaux, la jeunesse se doit de donner son point de vue sur des questions aussi sensibles que celui de la protection de l’environnement. De part son statut d’héritier elle doit veiller au mieux à la préservation de son patrimoine éco systémique. Ainsi son rôle sera :

· De se former et de s’informer sur les disciplines de l’environnement ;

· D’adopter un comportement écologique à travers l’hygiène et la lutte contre le gaspillage des ressources ;

· De constituer des groupes de réflexion pour faciliter le partage d’information ;

Les jeunes doivent également adhérer à des associations de protection de l’environnement et faire entendre leur voix dans les différentes consultations et conférences afin de mettre sur pied des actions de promotion du développement durable.

Compte tenu de la forte représentation des jeunes dans le monde, il est de nos jours indispensable de les associer aux décisions concernant l’environnement et le développement. Ainsi, l’Etat doit mettre sur pied des programmes afin que les jeunes puissent prendre une part active à toutes les décisions qui touchent leur vie actuelle et leur avenir. Car outre sa contribution intellectuelle et sa capacité de mobilisation, la jeunesse apporte aux questions environnementales, des éléments nouveaux et originaux dont il faut tenir compte.

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Rédigé par CHOUA YANKAM ARMEL du GIC BELLOMAR, une initiative commune pour le   développement communautaire au Cameroun

 

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01 juin 2008

LES DANGERS DU DEBOISEMENT EN IMAGE

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23 mai 2008

LE ROLE DES JEUNES DANS LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

 

 

youthand_climateLe rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 déclare que le changement climatique est l’un des plus grands défis dont l’humanité fait face actuellement et que les populations les plus vulnérables de la planète seront les premières à subir les conséquences. Les mesures des nations les plus riches, celles qui génèrent la plus grande partie des gaz à effet de serre, ont des effets tangibles sur les populations du reste du monde, surtout les populations des nations les plus pauvres.

La population mondiale étant essentiellement jeunes, les jeunes  ne doivent pas rester les bras croisés en attendant que d’autres agissent et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, les jeunes doivent agir sur le plan individuel, familial et communautaire. De ce fait le rôle des jeunes dans la lutte contre le changement climatique pourrait se résumé en trois points:

 

- Sur le plan individuel ; les jeunes doivent  s’informer et se former sur la question de la lutte contre le changement climatique à travers les médias, les leaders sociaux et en prenant connaissance du résumé du rapport mondial sur le développement humain 2007/2008. Décider de changer de mode de vie en roulant à bicyclette, en marchant à pied pour aller à l’école et en empruntant les transports en commun, en optant pour des sujets d’études axés sur l’un des aspects de la lutte contre le changement climatique et en posant des actions concrètes au sein de leur famille et de leur communauté.

- Sur le plan familial ; les jeunes doivent faire connaître l’importance de l’environnement à tous les membres de la famille, leur expliquer ce que c’est ce que le changement climatique et son impact sur la population mondiale, ce qu’il en sera si rien n’est fait et quel peuvent être leurs contributions en tant qu’une entité unie. Des gestes simples (du genre : planter des arbres aux alentours de la maison, créer des espaces verts, prendre une douche au lieu d’un bain, prendre des transports en commun, éviter la consommation inutile d’énergie électrique, consommer bio et opter pour des énergies renouvelable ou bio quant les moyens le permettent) doivent être enseignés.

- Sur le plan communautaire ; les jeunes doivent s’intégrer dans des clubs ou associations de jeunes luttant pour la protection de l’environnement ou alors, avec des camarades en créer, promouvoir le travail en synergie par la création des réseaux d’organisations luttant pour la protection de l’environnement ou spécifiquement de la lutte contre le changement climatique, contribuer à des activités de recherche – actions en vue de la réorientations immédiates et radicales des politiques énergétiques, promouvoir la consommation et des investissements basés sur des sources d’énergies à faible émission de carbone, oeuvrer dans le sens du développement du partenariat public – privé dans le domaine de la recherche et développement de solutions sur la question de la lutte contre le changement climatique, lutter énergiquement contre la déforestation et la modification de l’utilisation des sols, aider à la définition d’objectifs nationaux et de politiques alignés sur ces objectifs, oeuvrer dans l’optique de l’adoption d’une loi basée sur l’accès à l’information publique et enfin participer à toute action de mobilisation sociale sur la question.

Il est temps que les jeunes agissent pour la lutte contre le changement climatique, non seulement pour protéger leur avenir mais aussi pour protéger les générations futures des effets néfastes du changement climatique.

 

Martial ODEN BELLA

et

ABONA BIDIAS ROSE

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17 mai 2008

ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET SON ROLE DANS LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE.

 

onu_and_climatDepuis la révolution industrielle du 19 ème siècle , les besoins énergétiques de l'humanité n'ont cessé d'augmenter , et avec eux les émissions de gaz a effet de serre,l'industrie , l'agriculture, les transports et l'habitat. Tous les secteurs sont concernés. Notre planète se révèle plus fragile que nous ne l'imaginons et les effets du changement climatique se font déjà sentir et ont un impact sur la paix et la sécurité mondiale, le développement économique et social, les Droits de l’homme, le droit international et la santé des populations sur le plan mondial.

L’ONU qui est garant de la paix et de la sécurité mondiale se voit de ce fait interpeller à intervenir dans la lutte contre le changement climatique a travers des actions préventive( collecte de données, information, appui à l’élaboration des plans d’adaptation et des plans d’atténuation) et des actions curatives (gestions de la crise climatique dans le monde) avec l’appui de ses nombreuses agences internationales (OMS, PNUD, UN-HABITAT,PAM ,PNUE, FAO…) qui sont constitués de nombreux experts dans les tous les domaines du développement humain. Déjà le rapport de l’ONU 2007 qui met l'accent sur la corrélation qui existe entre l'environnement et le développement humain et qui lance un appel en faveur d'un engagement urgent contre le changement climatique est un apport considérable de l’ONU dans la grande lutte contre le changement climatique, car à travers lui la population mondiale prend conscience de l’ampleur du phénomène.

La coopération international se révèle être importante dans cette grande bataille car elle permet ;

 -De comprendre les mécanismes du changement climatique, ses origines naturelles ou humains et ses conséquences sur la santé et la biodiversité ;

- D’informer les populations sur le plan mondiale à travers une forte mobilisation des média ;

-De procéder à un échange d’expérience et de bonnes pratiques entre les acteurs du développement humain à travers le monde ;
-De constituer une force de propositions et d'actions concrète pour faire face au phénomène du changement climatique ;
-De renforcer les capacités des populations sur le rôle qu’ils ont a jouer dans la protection  de l'environnement ;

-De Promouvoir la recherche scientifique et technologique en vue de la mise en place des mesures d’atténuations sur la question ;

- De constituer une force de mobilisation mondiale en vue d’influencer les politiques sur le plan international ;

- Et enfin de promouvoir la solidarité agissante mondiale.

Voila en bref le pourquoi la coopération internationale est importante sur ce phénomène qui constitue le défis du 21 ème siècle.

Par

Martial ODEN BELLA(GIC BELLOMAR)

et

TOURE ( Fondation Conseil Jeune)

 

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16 mai 2008

L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR LES DROITS DE L’HOMME :

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«Droit de l’homme », une expression que nous utilisons au quotidien. En effet, il ne peut se passer des semaines sans que nous entendons par exemple à travers des médias ou dans les forums « lutte pour les droits de l’homme », « protection des droits de l’homme » et autres. De nos jours, nous notons une croissance exponentielle de structures ayant pour but la protection des droits de l’homme, et mieux encore dans la plus part des pays à l’instar du Cameroun l’état, se situant dans le sillage de la communauté internationale, adopte des lois tendant à l’amélioration du respect des droits de l’homme, exemple de la loi N°2004/016 du 22 juillet 2004 portant création, organisation et fonctionnement de la commission des droits de l’homme et des libertés.

Lorsque nous entendons « Droit de l’homme », nous comprenons inéluctablement que c’est l’homme en tant qu’être humain qui est indexé. Mais qui est à l’origine de la violation des droits de l’homme ? Car selon la conception de la démocratie libérale, les droits de l’homme renvoie aux droits inhérents à la nature humaine, donc antérieurs et supérieurs à l’état et que celui-ci doit respecter non seulement dans l’ordre des buts, mais aussi dans l’ordre des moyens.

De manière explicite, les hommes dans leurs inters actions sont guidés par des instincts hégémoniques qui les poussent à commettre des exactions sur les autres. Donc l’homme est au centre des incidences sur les droits de l’homme.

Mais très subsidiairement et de façon implicite, les interactions, mieux encore les actions de l’homme sur la nature peuvent entraîner des incidences sur les droits de l’homme. C’est cette nouvelle forme de « terrorisme » des droits de l’homme qui mérite d’attirer notre regard, car étant peu ou mal connu.

La nature est tout ce que nous avons de précieux, et toutes actions négatives peuvent entraîner des dommages considérable tel que le changement climatiques.

L’homme dans son activité et dans sa recherche du minimum vital poses des actes qui portent atteinte à notre écosystème. Ce sont par exemples le déboisement accéléré de la forêt qui nous procure le di oxygène, l’industrialisation avancée dont les fumés issues de la brûlure des objets toxiques ou des composés biologiques et organiques sont néfastes pour notre environnement. De même nous ne manquerons de mettre l’accent sur les émissions de gaz a effet de serre qui sont la principale cause du réchauffement de l’atmosphère.

 De ces actions directes ou indirectes de l’homme, le phénomène du changement climatique est désormais perceptible, car même les météorologues n’arrivent plus de jour en jour à prévoir avec précision le temps qu’il ferra. Les changements climatique entraîne inéluctablement la désertification ou encore l’avancée du dessert, la sécheresse, la famine car la destruction de la couche d’ozone rend les pluies rares et donc il ne peut avoir de végétation dans ces zones. De même les changements climatiques entraîne l’élévation du niveau de la mer, ce qui conduit aux inondations, des raz de marais, des tsunamis comme le cas récent de la Birmanie où les inondations ont fait plus d’une vingtaine de milliers de mort, sans compter les disparus. Cet effet boum rang de l’activité de l’homme sur la nature produit des effets désastreux sur les droits de l’homme. Les droits de l’homme dont nous faisons allusion ici existent en dehors de toute organisation politique. Ce sont la liberté (article 10 et 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 27 Août 1789), la propriété (article 17) et la sûreté (article 7,8 et 9). Ces droits sont ce que Benjamin CONSTANT a appelé « liberté civile » ; car ils concernent exclusivement la vie personnelle, mieux encore la liberté de la vie privée. Les changements climatiques agiront sur les droits de l’homme en ce sens que l’homme n’aura plus :

- La liberté : il ne serra plus libre de ses mouvements car ceux-ci seront conditionnés par les « caprices » de la nature, et c’est ce qui expliquera le fait des migrations, ou encore la présence dans un territoire des déplacés ou des réfugiés qui changeront d’environnement à la recherche du strict minimum vital.

- La propriété : c’est un droit inhérent à l’homme juste pour le seul fait d’être un être humain, l’homme doit pouvoir posséder ce qu’il désire. Du fait des changements climatique ce droit deviendra aléatoire, car ce que l’homme possède aujourd’hui pourra disparaître demain par l’effet des inondations, des tsunamis et de la sécheresse.

- La sûreté : l’homme ne se sentira plus sûr de sa condition de vie, car à tout moment, une inondation imprévue pourra perturber le déroulement de ses activités, ou encore la sécheresse (due à la violence qu’exercera les rayons lumineux) pourra provoquer la rareté de certains produits alimentaires indispensables à la survie de l’homme. C’est dans l’optique de lutter contre les incidences du changement climatique, qu’il est conseillé de se construire dans certaines régions selon un type de plan, ou de pratiquer un certain type d’agriculture en fonction du type de sol.

L’impact le plus dévastateur des droits de l’homme dû au changement climatique est la mort (atteinte de l’article 3 relatif au droit à la vie). En effet, il est des zones, généralement en Afrique Subsaharienne où la forte chaleur, due à la dégradation de la couche d’ozone et des gaz à effet de serre, entraînera la sécheresse, et de ce fait le manque de nourriture, ou encore d’eau potable. En outre faute de moyens financier a cause de niveau de vie qui sera de plus en plus élevé, de nombreux parents ne pourront plus envoyer leurs enfants à l’école, on assistera de ce fait à la non application du droit à l’éducation (article 26 de la déclaration universelle des droit de l’homme) car les états ne pourront plus prendre en charge l’enseignement élémentaire pour ceux qui auront atteint les objectifs de développement du millénaire en 2015.

Nous ne cesserons de rappeler en définitive que c’est l’homme qui est la source de ses malheurs. Les changements climatiques sont dus à l’action de l’homme sur la nature et par phénomène inverse, cette nature réagit sur nous différemment, en causant des disettes, des inondations et plus grave encore des morts et portant de ce fait atteinte aux droits de l’homme.

Par

Martial ODEN BELLA

ET

DJEUDA SANDJO ELVIS

GIC BELLOMAR CAMEROUN

(groupebellomar@yahoo.fr / +23775697032)

NB. Télécharger la version anglaise en cliquant sur le lien çi dessous:

IMPACT_OF_THE_CLIMATE_CHANGES_ON_THE_HUMAN_RIGHTS

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15 mai 2008

LES EFFETS OBSERVES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE AU CAMEROUN ET REPONSES LOCALES :

P1000375Même si le Cameroun ne contribue pas à l’émission des gaz à effet de serre, le changement climatique est perceptible, car on remarque de plus en plus une instabilité du climat (les météorologue n’arrivent plus a prévoir avec exactitude le temps qu’il ferra). Dans de nombreuses villes camerounaises ces dernières années la variation climatique a fait l’objet de nombreuses inondations au sein des villes tels que Douala et Yaoundé quoique les rapports indiquent que le Cameroun connaît une baisse considérable de la pluviométrie depuis une dizaine année. Bizarre  non ?

A l’ouest du Cameroun, on remarque l’assèchement de nombreux points d’eau, le problème d’accès à l’eau au sein de nombreuses régions de cette province devient de plus en plus invivable et aux Nord du pays, la sécheresse fait obstruction aux pâturages ce qui fait en sorte que le prix de la viande est sans cesse en élévation. Enfin on observe au Sud du pays une baisse de la productivité agricole.

Face à ces effets observés, le gouvernement Camerounais n’est pas rester indifférent et c’est ainsi :

-         Qu’un observatoire du changement climatique est en cours de mise en œuvre

-         La société civile anime de tout temps des débats sur la question aux profits des populations de base

-         La relance en court de « l’opération sahel vert »

-         La création au sein de l’assemblée nationale d’un groupe thématique de parlementaire et d’un réseau d’actions de parlementaire sur la question du changement climatique et de la gestion durable des forets

-         La création de deux ministères spécialisés sur la question de protection de l’environnement (le ministère de l’environnement et de la protection de la nature et le ministère de la forêt de la faune)

-         La mise en ouvre de la loi cadre sur l’environnement et le développement durable en charge de l’éducation des acteurs (étatique, grand groupes sociaux, ménage etc.)

-         On remarque une forte médiatisation du phénomène pour une prise de conscience des populations

-         Des politiques sont en cours d’élaboration

-         Et des réflexions sont en cours sur les possibles mesures d’adaptations et d’atténuations du phénomène.

En dépit des efforts gouvernementaux on note une forte implication des organisations de jeunes et des organisations de la société civile dans des actions d’informations et d’éducation et de la population locale dans des actions de hausse de la production agricole.

Par

Martial Gervais ODEN BELLA , GIC BELLOMAR

ET

Mr CHEKEM PIERRE , ONG PARTHNERSHIP

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11 mai 2008

COMMENT LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AFFECTERA T-IL LE CONTINENT AFRICAIN ?

Le changement ne sera pas linéaire, il n'affectera pas tous les pays de la même façon et il sera d'abord caractérisé par une instabilité du climat. Les pays du Sahel subiront une forte pression au Nord. Une partie des populations les plus exposées aux réchauffements de la planète se déplacera vers le Sud et cherchera à obtenir une part des ressources limitées comme l'eau et les terres arables. Ce sera un choc social pour les populations déjà installées et les autorités politiques devront démontrer une grande capacité de leadership pour limiter les conflits. Toujours sous les aspects sociétaux, la réduction du volume des précipitations et le déplacement des saisons risquent d'appauvrir toutes les populations vulnérables des pays en voie de développement.Ces populations attendront de l'aide, une aide de plus en plus sollicitée, qui n'arrivera pas à s'ajuster à court terme. Les Etats faibles de la région, ceux qui sont au prise avec des rebelles, seront d'autant plus affaiblis. Les rebelles et opposants peu responsables utiliseront l'insatisfaction populaire pour proposer de nouveaux gouvernements (de facto o de jure) ou même de nouveaux Etats. Pour tous les pays, la variabilité des récoltes affectera non seulement les populations, mais aussi la capacité opérationnelle des Etats. Dans toute l'Afrique, la pression sur la portion du PIB (produit intérieur brute) provenant de la production agricole, de l'élevage et de la pêche sera à la baisse. Ce qui entraînera la baisse des recettes fiscales des États. Cette situation aura aussi un impact sur l'inflation et sur le revenu réel et le niveau de vie des habitants. Elle détériorera la distribution actuelle de la richesse. Ceci se manifestera par une insatisfaction exprimée en ville, souvent par les jeunes gens. Ajoutons aussi que les investissements faits en ce moment à proximité des zones à risques sans études environnementales de qualité (considérant les prochains changements) risquent d'être inadaptés. De nouveaux investissements seront nécessaires et ces sommes seront prélevés sur l'Aide aux victimes des changements climatiques. De nouveaux investissements seront aussi nécessaires pour entretenir certains centres urbains, les monuments et maintenir le niveau de vie des populations malgré le coût de l’essence qui serra de plus en plus élever. Je passe sous silence les risques sanitaires comme l'augmentation des cas de malaria, de choléra, etc. Les ministères de l'Environnement et de la protection de la nature pourraient se retrouver subitement sur le front de l'Aide et des dépenses publiques. La hausse du niveau de la mer va saléniser en partie les nappes phréatiques qui abreuvent les villes côtières d'Afrique, la variabilité des revenus due aux fluctuations de la production agricole va s'accentuer, des phénomènes extrêmes dont les inondations vont se répéter et la désertification va augmenter. L'heure de la prévention est passée ; nous sommes dans la gestion de la crise climatique. De ce fait les Documents de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté, si importants en ce moment pour l'attribution de l'Aide, devront être supplantés par les Programmes d'Actions nationales d'Adaptation (NAPA).

                                        Par Martial ODEN BELLA et Michel FILION ( QUEBEC)

NB. Télécharger la version anglaise en cliquant sur le lien çi dessous:

HOW_THE_CLIMATIC_CHANGE_AFFECT_WILL_THE_AFRICAN_CONTINENT


 

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