youthand_climate .

Le changement climatique ne saurait être la bataille d’un seul individu, d’un seul groupe d’individu, ou alors d’un état, c’est la bataille de nous tous. Ceci implique que quelque soit nos différences et nos différents, il faudrait les oublier et nous associer si nous voulons que la victoire soit de notre côté. Représentant près de 30% de la population mondiale et principalement affectée par les problèmes environnementaux, la jeunesse doit mettre à profit ses capacités intellectuelles et de mobilisation sur les questions aussi sensibles que celles liées à la protection de l’environnement. De part son statut d’héritier elle doit veiller au mieux à la préservation de son patrimoine écologique. Alors que doivent concrètement faire les jeunes pour ne pas être exclus de la bataille ? Selon les manuels de cours, l’économie est la science qui étudie la manière dont les  ressources rares sont utilisées pour la satisfaction des besoins illimités des hommes. Une économie verte serait alors une gestion des ressources rares dans le respect de la nature. Au Cameroun, le terme « économie verte » n’est pas encore utilisé ; par contre des actions allant dans ce sens sont en train d’être menées par quelques associations. Choisir de promouvoir l’économie verte, c’est  valoriser l’adoption des comportements visant à réduire  les émissions ; ce qui aura des conséquences significatives et positives sur le développement économique et social, les modes de consommation et de production et, partant  sur l’emploi, le revenu et la réduction de la pauvreté. Donc pour que la participation            des jeunes soit significative, nous devons commencer par faire un recensement non exhaustif des comportements malsains c’est-à-dire ceux qui ne favorisent pas une gestion efficace de nos ressources rares et qui en plus polluent l’environnement. Quel serait alors le rôle de la jeunesse regroupée en association dans la lutte contre le changement climatique ?

            Les populations dans leurs activités de tous les jours accomplissent des tâches qui d’une façon ou d’une autre contribuent aux émissions de gaz à effet de serre.

            En zone rurale, la cuisson se fait à l’aide du feu de bois et l’agriculture se pratique dans une ignorance des méthodes de production. C’est les femmes qui s’occupent des tâches ménagères pourtant, elles ne sont pas impliquées dans la gestion des ressources naturelles telles l’eau et le bois. Mais le plus gros problème dont les villageois ne sont point à l’origine est la déforestation dont sont victimes leurs forêts.

            En zone urbaine, la population, plus nombreuse et ignorante des problèmes environnementaux est sujet de plus de gaspillage et de pollution avec :

  • Une très grande quantité d’ordures qui sont pour la plus part brûlées par les populations ;

  • Un trafic routier constitué pour la plus part des véhicules de particuliers non entretenus;

  • Des entreprises industrielles qui à travers leur production contribuent aux émissions de gaz à effet de serre ;

  • Et plus encore.

Face à ces attitudes dévastatrices de notre environnement, favorisant l’évolution du changement climatique, les jeunes  ne doivent pas rester les bras croisés en attendant que d’autres agissent et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, ils doivent agir sur le plan individuel, familial et communautaire. De ce fait, le rôle des jeunes regroupés en collectif en milieu urbain tout comme en milieu rural dans la lutte contre le changement climatique pourrait se résumé en trois points:

- Sur le plan individuel : S’informer et se former sur la question de la lutte contre le changement climatique à travers les médias, les leaders sociaux et en prenant connaissance du résumé du rapport mondial sur le développement humain 2007/2008. Décider de changer de mode de vie en roulant à bicyclette, en marchant à pied pour aller à l’école et en empruntant les transports en commun, en optant pour des sujets d’études axés sur l’un des aspects de la lutte contre le changement climatique et en posant des actions concrètes au sein de leur famille et de leur communauté.

- Sur le plan familial : Ils doivent faire connaître l’importance de l’environnement à tous les membres de leur famille, leur expliquer ce que c’est ce que le changement climatique, leur présenter son impact sur la population mondiale, ce qu’il en sera si rien n’est fait et quel peuvent être leurs contributions en tant qu’une entité unie. Des gestes simples (du genre : planter des arbres aux alentours de la maison, créer des espaces verts, prendre une douche au lieu d’un bain, prendre des transports en commun, éviter la consommation inutile d’énergie électrique, consommer bio et opter pour des énergies renouvelables ou bio quand les moyens le permettent) doivent être enseignés. Et enfin utiliser des fours améliorés au lieu du feu de bois pour la cuisson.

-         Sur le plan communautaire : Promouvoir l’intégration des autres jeunes dans des clubs ou associations de jeunes luttant pour la protection de l’environnement ou alors, les accompagner à la création de nouvelles structures avec leurs camarades dans des milieux où il n’en existe pas encore, promouvoir le travail en synergie par la création des réseaux d’organisations luttant pour la protection de l’environnement ou spécifiquement de la lutte contre le changement climatique, contribuer à des activités de recherche – actions en vue de la réorientations immédiates et radicales des politiques énergétiques, promouvoir la consommation et les investissements basés sur des sources d’énergies à faible émission de carbone, oeuvrer dans le sens du développement du partenariat public – privé dans le domaine de la recherche et développement de solutions sur la question de la lutte contre le changement climatique, lutter énergiquement contre la déforestation et la modification de l’utilisation des sols, aider à la définition d’objectifs nationaux et de politiques alignés sur ces objectifs, oeuvrer dans l’optique de l’adoption d’une loi basée sur l’accès à l’information publique et enfin participer à toute action de mobilisation sociale sur la question.

Une fois que nous jeunes auront admis que la situation est critique, que nous aurons compris que nous avons un rôle très important à jouer, et une fois que nous  mettrons tout en œuvre pour que ce rôle soit accompli, nos aînés nous serons rassurer du fait de savoir que tous ensemble nous avons toutes les armes qu’ils nous faut pour que la victoire soit nôtre.

            Cette article  a pour but d’amener les jeunes à prendre conscience que malgré leur jeunesse, ils peuvent participer au combat contre le changement climatique, en utilisant comme ressource, leurs capacités intellectuelles et de mobilisation.

            Pour ce faire, ils doivent tout d’abord identifier chacun dans son entourage, à travers les regroupements, les comportements objets de gaspillage et d’émission de gaz à effet de serre. Une fois cette identification faite, ils devront s’y appuyer pour se constituer comme force de propositions, en définissant les responsabilités individuelle, familiale et communautaire de chacun.

            Ce n’est qu’au bout de tout cela que nos aînés seront rassurés de notre engagement parce qu’avec nous en plus, ils seront sûr de remporter la bataille.

Martial ODEN BELLA

et

ABONA BIDIAS ROSE

groupebellomar@yahoo.fr / gicbellomar@hotmail.com

+23775697032 /+23796319473