23 novembre 2008
LE ROLE DES JEUNES DANS LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 déclare que le changement climatique est l’un des plus grands défis dont l’humanité fait face actuellement et que les populations les plus vulnérables de la planète seront les premières à subir les conséquences. Les mesures des nations les plus riches, celles qui génèrent la plus grande partie des gaz à effet de serre, ont des effets tangibles sur les populations du reste du monde, surtout les populations des nations les plus pauvres.
La population mondiale étant essentiellement jeunes, les jeunes ne doivent pas rester les bras croisés en attendant que d’autres agissent et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, les jeunes doivent agir sur le plan individuel, familial et communautaire. De ce fait le rôle des jeunes dans la lutte contre le changement climatique pourrait se résumé en trois points:
- Sur le plan individuel ; les jeunes doivent s’informer et se former sur la question de la lutte contre le changement climatique à travers les médias, les leaders sociaux et en prenant connaissance du résumé du rapport mondial sur le développement humain 2007/2008. Décider de changer de mode de vie en roulant à bicyclette, en marchant à pied pour aller à l’école et en empruntant les transports en commun, en optant pour des sujets d’études axés sur l’un des aspects de la lutte contre le changement climatique et en posant des actions concrètes au sein de leur famille et de leur communauté.
- Sur le plan familial ; les jeunes doivent faire connaître l’importance de l’environnement à tous les membres de la famille, leur expliquer ce que c’est ce que le changement climatique et son impact sur la population mondiale, ce qu’il en sera si rien n’est fait et quel peuvent être leurs contributions en tant qu’une entité unie. Des gestes simples (du genre : planter des arbres aux alentours de la maison, créer des espaces verts, prendre une douche au lieu d’un bain, prendre des transports en commun, éviter la consommation inutile d’énergie électrique, consommer bio et opter pour des énergies renouvelable ou bio quant les moyens le permettent) doivent être enseignés.
- Sur le plan communautaire ; les jeunes doivent s’intégrer dans des clubs ou associations de jeunes luttant pour la protection de l’environnement ou alors, avec des camarades en créer, promouvoir le travail en synergie par la création des réseaux d’organisations luttant pour la protection de l’environnement ou spécifiquement de la lutte contre le changement climatique, contribuer à des activités de recherche – actions en vue de la réorientations immédiates et radicales des politiques énergétiques, promouvoir la consommation et des investissements basés sur des sources d’énergies à faible émission de carbone, oeuvrer dans le sens du développement du partenariat public – privé dans le domaine de la recherche et développement de solutions sur la question de la lutte contre le changement climatique, lutter énergiquement contre la déforestation et la modification de l’utilisation des sols, aider à la définition d’objectifs nationaux et de politiques alignés sur ces objectifs, oeuvrer dans l’optique de l’adoption d’une loi basée sur l’accès à l’information publique et enfin participer à toute action de mobilisation sociale sur la question.
Il est temps que les jeunes agissent pour la lutte contre le changement climatique, non seulement pour protéger leur avenir mais aussi pour protéger les générations futures des effets néfastes du changement climatique.
Martial ODEN BELLA
et
ABONA BIDIAS ROSE
groupebellomar@yahoo.fr / gicbellomar@hotmail.com
+23775697032 /+23796319473
10 novembre 2008
Le Réchauffement Climatique et les Tentatives de Solutions en Droit International de l’Environnement
Le réchauffement climatique défini comme un phénomène d’augmentation des températures moyennes des océans et de l’atmosphère n’est que la conséquence de la modification des climats résultant de l’émanation de gaz à effet de serre et autres substances qui s’accumulent depuis des siècles dans l’atmosphère.
Prenant conscience que la planète courait un réel danger de réchauffement, la communauté internationale essaye depuis de mettre en place un certains nombre de solutions pour relever l’un des défis de la planète actuelle. Cette longue gestation de solutions tant sur le plan international que régional n’a pas du tout été aisé.
De la déclaration de la haye de 1989 qui posait le problème en des termes claires à Rio, en passant par la convention de Genève de 1979, celle de Vienne de 1985 et le protocole de Montréal de 1987 ; des accords passés au niveau communautaire tel celui conclu entre le gouvernement du Canada et les USA en 1991 sur la qualité de l’air ou encore le programme CAFE ( Clean Air For Europe) ; on a constaté une amorce globale de solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le principal volet structurel de toutes ces solutions proposées étant la réduction voire la stabilisation de certains gaz nocif a la couche d’ozone et la réduction de la pollution de l’air ( surtout celle atmosphérique et transfrontalière).
Dans les années 1990 on note déjà des signes précurseurs de solutions dans cet élan notamment avec la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques adoptée a Rio en 1992. Entrée en vigueur en 1994, elle pose déjà de réel fondement au niveau international d’un cadre de lutte particulièrement en énonçant les principes auxquels devraient se conformer la communauté international.
Son protocole subséquent, le protocole de Kyoto adopté dans cette mouvance conventionnelle est un tout premier pas dans cette tentative de solutions. Son approche novatrice annonce la mise en œuvre progressive de stratégies d’ensemble aux niveaux mondial, régional et national. Entré en vigueur en 2005, il impose aux Etats signataires ( pays développés et pays en transition) une réduction quantitative des émissions de gaz à effet de serre de5.2% par rapport au niveau de 1990 ; période d’engagement courant de 2008 à 2012.
Il facilite aux Etats la mise en œuvre de leur engagement par des mécanismes qu ‘il met en place tels la mise en œuvre conjointe, les mécanismes de développement propre et les permis d’émission.
Mais seulement avec ses mesures strictes de réductions qui constituent un contre-pied pour le développement économique, certain pays industrialisé et grand pollueur ont refusé de ratifier ce protocole jugeant l’ effort à fournir trop considérable ce qui a posé un réel problème quand au devenir de l’après Kyoto. Avec les nombreuses discutions que posent le problème de réchauffement climatique et de nombreuses tentatives de solutions qu’il appelle, la communauté internationale s’est donné un impératif, celui de préparer Kyoto2 enfin de rendre plus réalistes et réalisables ces tentatives de solutions et surtout de fédérer le maximum d’Etat autour d’un instrument contraignant.
Par Mlle EWOULE LOBE Estelle
Chef de département protection de l'environnement du GIC BELLOMAR
groupebellomar@yahoo.fr /ewoulelobe@yahoo.fr
05 novembre 2008
PLAIDOYER POUR UN PROGRAMME DE REBOISEMENT INTEGRE
Depuis dans le bassin du Congo se tiennent les conférences sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC).
Les Etats, sensibilisés au plus haut niveau se sont réunis en 1999 à Yaoundé et 2005 à Brazzaville. Le Conseil des Ministres des Forêts d’Afrique Centrale a été érigé en secrétariat des chefs d’Etats communément connu sous le nom de Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) et récemment rattachée à la CEEAC
Son plan de convergence, adopté par tous les Etats parties à la COMIFAC
L’adhésion du Cameroun aux différentes conventions de Rio ; le programme sectoriel Forêts et Environnement et le FLEGT appellent une concertation inclusive et intégrée de tous les acteurs.
Dans l’espace national, les Ministères des Forêts et de la Faune la Protection la Nature la Décentralisation
Partnership aimerait attirer l’attention sur les écosystèmes fragiles de la zone côtière (Mangroves) qui nécessitent une attention particulière et urgente.
L’immensité de la tâche, la diversité des acteurs appellent ainsi à une vision commune et partage que seul peut favoriser un programme de sous projets intégrés assurant des missions spécifiques et dotées des moyens tant logistiques (matériels, financiers) et en ressources humaines appropriées.
La communication et l’éducation occupent ici comme dans plusieurs actions humaines une place de choix dans la mobilisation sociale et la mise en confiance de tous les acteurs publics, privés et les masses laborieuses.
Une synergie dans les actions est un impératif pour les acteurs que sont les médias, institutions de recherche, les organisations de la société civile spécialisées dans l’environnement et forêts et un suivi – évaluation au niveau des sous – projets.
Le reboisement est une action importante, lui donner un programme intégré et durable garantira sa réussite.
Fait à Douala le, 07 août 2008
Pierre CHEKEM
Expert consultant en éducation à l’environnement
