estelleLe réchauffement climatique défini comme un phénomène d’augmentation des températures moyennes des océans et de l’atmosphère n’est que la conséquence de la modification des climats résultant de l’émanation de gaz à effet de serre et autres substances qui s’accumulent depuis des siècles dans l’atmosphère.

            Prenant conscience que la planète courait un réel danger de réchauffement, la communauté internationale essaye depuis  de mettre en place un certains nombre de solutions pour relever l’un des défis de la planète actuelle. Cette longue gestation de solutions tant sur le plan international que régional n’a pas du tout été aisé.

            De la déclaration de la haye de 1989 qui posait  le problème en des termes claires à Rio, en passant par la convention de Genève de 1979, celle de Vienne de 1985 et le protocole de Montréal de 1987 ; des accords passés au niveau communautaire tel celui conclu entre le gouvernement du Canada et les USA en 1991 sur la qualité de l’air ou encore le programme CAFE ( Clean Air For Europe) ; on a constaté une amorce globale de solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le principal volet structurel de toutes ces solutions proposées étant la réduction voire la stabilisation de certains gaz nocif a la couche d’ozone et la réduction de la pollution de l’air ( surtout celle atmosphérique et transfrontalière).

Dans les années 1990 on note déjà des signes précurseurs de solutions dans cet élan notamment avec la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques adoptée a Rio en 1992. Entrée en vigueur en 1994, elle pose déjà de réel fondement au niveau international d’un cadre de lutte particulièrement en énonçant les principes auxquels devraient se conformer la communauté international.

Son protocole subséquent, le protocole de Kyoto adopté dans cette mouvance conventionnelle est un tout premier pas dans cette tentative de solutions. Son approche novatrice annonce la mise en œuvre progressive de stratégies d’ensemble aux niveaux mondial, régional et national. Entré en vigueur en 2005, il impose aux Etats signataires ( pays développés et pays en transition) une réduction quantitative des émissions de gaz à effet de serre de5.2% par rapport au niveau de 1990 ; période d’engagement courant de 2008 à 2012.

Il facilite aux Etats la mise en œuvre de leur engagement par des mécanismes qu ‘il met en place tels la mise en œuvre conjointe, les mécanismes de développement propre et les permis d’émission.

            Mais seulement avec ses mesures strictes de réductions qui constituent un contre-pied pour le développement économique, certain pays industrialisé et grand pollueur ont refusé de ratifier ce protocole jugeant l’ effort à fournir trop considérable ce qui a posé un réel problème quand au devenir de l’après Kyoto. Avec les nombreuses discutions que posent le problème de réchauffement climatique et de nombreuses tentatives de solutions qu’il appelle, la communauté internationale s’est donné un impératif, celui de préparer Kyoto2 enfin de rendre plus réalistes et réalisables ces tentatives de solutions et surtout de fédérer le maximum d’Etat autour d’un instrument contraignant.

Par Mlle EWOULE LOBE Estelle

Chef de département protection de l'environnement du GIC BELLOMAR

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